Posts filed under 'Bandes dessinées'

Nous n’irons plus ensemble au canal Saint-Martin

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C’est un de mes petits plaisirs que je me suis accordée au festival Quai des Bulles à Saint-Malo (charmante journée de flâneries et de découvertes d’ailleurs)…

La présentation de l’éditeur, Les enfants rouges:

Nous n’irons plus ensemble au canal Saint-Martin commence un soir pour se terminer le lendemain matin. Pendant ces quelques heures écoulées, nous suivrons 3 histoires. Leurs points communs : un banc, un bar, le canal.

Trois récits, trois dessinateurs, à chacun son histoire, même si elles s’entrelacent parfois. Au scénario, Sibylline et Loïc Dauvillier. Un duo pour trois “face-à-face” , violents, déchirants, émouvants où chacun reprendra sa route. Parce qu’on finit souvent comme on a commencé, seul. Parce que nous n’irons plus ensemble…


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Mon avis: Trois histoires simples et réalistes, avec au bout du crayon (noir) Capucine, Jérome d’Aviau et François Ravard. Une idée originale qui m’a séduite. Trois tranches de vie qui se croisent, teintées de tristesse.
Un joli petit plaisir, même si je n’ai pas toujours accroché au dessin (parfois trop saturé, ou trop imprécis à mon goût). Mais ce n’est que l’avis subjectif d’une - grande- méconnaisseuse!

En prime, j’ai eu droit à, non pas une, mais deux mesdames messieurs, superbes dédicaces! Hi hi..


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Paru en octobre 2007 aux éditions Les enfants rouges, 13.00€.

 


2 comments 24 novembre, 2007

SOS Bonheur, de Van Hamme et Griffo

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Autant parler franchement, je n’y connais rien en BD. J’ai bien lu tous les Tintin, Astérix et autres Boule et Bill quand j’étais jeune (et je les relirais avec plaisir), mais à part ça, pas grand chose. Oh si, je me souviens d’une super BD pour minettes adolescentes: Julie, Claire et Cécile, dont j’avais emprunté tous les tomes à la bibliothèque parce qu’elle faisait rêver la demoiselle désespérément à la recherche de petits flirts que j’étais. Pour être sincère, je crois bien que celle-là aussi je la relirais avec plaisir.

Mais depuis plusieurs années, je m’étais complètement désintéressée de la BD. Il faut dire que c’est un univers dans lequel on ne se plonge pas facilement, bien qu’il soit extrêment riche et varié. Non, il faut un petit coup de pouce, sinon on ne sait pas où donner de la tête. Et puis les célèbres XIII et autres (autres quoi? Merde, rien ne vient à l’esprit, décidément je suis vraiment inculte..) ne me tentaient pas vraiment. Du coup je ne me suis jamais vraiment demandée s’il existait des bandes dessinées susceptibles de me plaire. Et puis un beau jour le coup de pouce arrive, en la personne de Rozenn (je te remercie Rozenn) qui, elle, est connaisseuse et me choisit dans sa bédéthèque quelques unes de ses préférées. Un choix assez varié d’ailleurs, entre policiers, histoires de fugitifs sous fond de Seconde Guerre Mondiale et aventures amazoniennes… Je les ai toutes aimées, particulièrement SOS Bonheur (C’était donc là où je voulais en venir).

 

L ‘histoire (je pique la 4è de couverture, désolée de ne pas faire preuve de plus de créativité):medium_sos_bonheur_2.2.jpg

 

“Tout fonctionne à merveille. L’État providence veille sur le bonheur de chacun de nous. Bonheur officiel. Bonheur programmé. Comme toujours, Louis aurait pu feindre d’ignorer la réalité des déregs, ces rebelles systématiquement déregistrés du Grand Fichier Central et condamnés à la mort civile. Comme toujours, il aurait pu fermer les yeux sur l’existence des illegs, ces gosses nés illégalement depuis la loi sur la limitation des naissances. Seulement voilà, après trente-cinq ans de trop loyaux services dans la police, il prend à Louis l’envie de redresser la tête et de voir enfin la réalité en face. Et quand Johnny, un illegs, glisse sa petite menotte dans sa grosse paluche, il se laisse guider, sans hâte, à travers le miroir de ses illusions. De nos illusions.”

 

Mon avis: Une histoire comme je les aime, celle d’un état qui contrôle tout, et qui pose la question de la relation entre bonheur et liberté.. Un peu comme dans Fahrenheit 451 de Bradbury ou encore de Globalia de Rufin. Ca fait réfléchir, et puis un peu flipper aussi, comme dans toutes ces fictions pas si fictionnelles que ça (enfin, je me comprends).

Pour ne rien gâcher, le coup de crayon de Griffo est remarquable, réaliste, le dessin n’est ni trop saturé ni trop simple (là aussi je me comprends, c’est déjà ça).

“SOS Bonheur” est dispo en version intégrale (celle que j’ai lue, qui regroupe trois tomes édités auparavant) chez Dupuis au prix de 24.50€ (Ben oui, les BD coûtent cher, et celle-ci est longue).

Si vous avez d’autres BD à conseiller à la novice que je suis, je suis toute ouïe..


1 comment 1 juin, 2007

Don Quichotte de la manche, version BD

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Ou les aventures de Don Quichotte revisitées..

 

“- Je suis Don Quichotte, et je tiens à ce que les gens de mon entourage en prennent note.

- Mais ce nom n’est pas à vous…

- Il est à tous ceux qui le veulent, Maître François, et jusqu’à ce que mes exploits mettent un peu de couleur à mes armoiries et me fassent surnommer autrement, je n’en choisirait pas d’autre…”

 

L’histoire:

Dans un village de la Manche vit un homme ayant choisi de quitter le monde du travail pour jouir du silence de sa demeure. Un vieil héritage le lui a permis. Il passe l’essentiel de son temps à la lecture. Des lectures dites d’évasion, avec un goût prononcé pour les romans de chevalerie. Il y consacre ses journées, puis ses nuits. Peu à peu, son cerveau s’étiole: les histoires d’enchantements, de tournois, de batailles, d’amours et de tourments deviennent sa réalité. Lui vient alors une bien curieuse idée: Sa vieille jument rebaptisée Rossinante, ‘il se fait chevalier errant et part à l’aventure sauver des pucelles en détresse et affronter leurs geôliers. A lui les dangers, les victoires et la gloire éternelle. Désormais, il s’appelle Don Quichotte.

Mon avis: Jolie surprise que cette bande dessinée en noir et blanc, au superbe coup de crayon, dans laquelle l’histoire de Cervantès est savoureusement revisitée.

Mention spéciale au dessinateur Douay qui a choisi un trait très esthétique et agréable, original aussi: la technique diffère lorsque le - pathétique - héros imagine, ou plutôt, hallucine (avec ce Don Quichotte là, les auberges deviennent des châteaux, les mariées de jeunes princesses et les poteaux électriques de féroces ennemis…)

 

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4 étoiles et non 5 cependant, pour le scénario parfois un peu faible.

Aux Editions Vents d’Ouest, 120 pages, 17.99€.


Add comment 1 juin, 2007


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