Posts filed under 'Livres 3 étoiles ***'

Le petit chaperon rouge version humoristique

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Au bord de la route, Chapeau rond rouge tomba sur un grand chien gris endormi contre une meule de foin. Elle ne résista pas; elle sortit sa trompette de poche. L’animal se réveilla en sursaut, complètement terrorisé.

“Qu’est… qu’est…qu’est-ce que c’est!?!

- Oh! la tête du chien! Ha! Ha! Ha! (…)

- Je… je… je ne suis pas un chien, je… je… je suis le loup et je… je… je…

- Oh l’autre! Mais non, tu n’es pas le loup; le loup vit dans la forêt et il est très méchant. Tu t’es vu, toi, avec ta bonne bouille de toutou gentil?”

Mon avis: Geoffroy de Pennart revisite ici l’histoire du petit chaperon rouge avec beaucoup d’humour. Dommage que les illustrations n’aient pas plus de caractère, le trait est peu simple. Une jolie originalité cependant: Sur chaque image apparaissent de petites souris, que l’on ne repère pas forcément au premier coup d’oeil!

Chapeau rond rouge, 12.00€ aux éditions Kaleidoscope.


2 comments 1 juin, 2007

Le portrait de Dorian Gray, d’Oscar Wilde

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Je suis assez habituée aux romans contemporains, c’est pourquoi l’entrée dans ce bouquin a été un peu difficile. Passé ce premier cap, je dois avouer que Wilde a un véritable talent d’écriture (vous me direz: ben, c’est Oscar Wilde, quoi..)

 

L’histoire, d’abord: Dorian Gray, jeune dandy séducteur et mondain, a fait ce vœu insensé : garder toujours l’éclat de sa beauté, tandis que le visage peint sur la toile assumerait le fardeau de ses passions et de ses péchés. Et de fait, seul vieillit le portrait où se peint l’âme noire de Dorian qui, bien plus tard, dira au peintre : “Chacun de nous porte en soi le ciel et l’enfer.”

Ce roman nous conduit dans un Londres lugubre et louche, noyé dans le brouillard et les vapeurs d’opium, mais nous ouvre également la comédie de salon des beaux quartiers.

Lorsqu’il parut, en 1890, il fut considéré comme immoral. Mais sa singularité, bien plutôt, est d’être un roman réaliste, et, en même temps, d’une étrangeté qui touche au fantastique.

Mon avis: Je l’ai dit, Oscar Wilde écrit extrêmement bien, il peint les personnage et les âmes avec une grande précision, il nous plonge dans ce Londres de la fin du 19è siècle avec talent. Seulement voilà, je n’ai pas totalement accroché, et je n’ai pas été mécontente d’avoir enfin terminé ce bouquin. L’histoire est intéressante, mais c’est long…

Chacun son avis, pour certains il s’agit d’un chef-d’oeuvre, et je peux le comprendre, mais ce qui m’importe dans un roman c’est l’impatience que l’on peut avoir lorsqu’on veut le poursuivre et notre frustration lorsqu’on n’a d’autre choix que de le refermer.

Le livre est dispo en poche chez LGF à 3.50€
Il a été adapté pour un film du même nom par Albert Lewin en 1945.


4 comments 1 juin, 2007

Dernières nouvelles des oiseaux, de Erik Orsenna

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” Ce soir-là, le président présidait une remise de prix au lycée de H. Dès le cinquième très bon élève, il bâilla. Tandis que se poursuivait l’éprouvante cérémonie, l’idée arriva dans son cerveau et, s’y trouvant bien sans doute, commença de germer. Une idée simple, une idée scandaleuse. D’accord, il faut récompenser les très bons élèves, mais pour quelle raison ceux que je vois ce soir monter un à un sur la scène sont-ils tellement ennuyeux? Premièrement parce qu’ils se ressemblent tous. Deuxièmement parce qu’ils acceptent, sans protester, les matières au programme. Pourquoi ne pas couronner d’autres enfants, des talents cachés, des passionnés qui explorent sans relâche, qui ne supportent que la liberté, que les devoirs qu’ils se donnent eux-mêmes? D’abord, nous donnerons à chacun d’entre eux un grand prix de la Passion. Et ensuite… La suite est un secret. “

Mon avis: C’est assez joliment écrit, c’est poétique, les illustrations sont superbes, mais l’histoire ne m’a pas passionnée.

Déçue donc, sans doute parce que j’ai acheté ce livre sur une impulsion, par correspondance, sans pouvoir le feuilleter. Il était parmi les romans et non dans les catégories jeunesse, donc voilà, j’ai pensé que c’était un joli concept de publier une nouvelle avec de jolis dessins plutôt abstraits, frais et légers.

Je le reçois, le format et les illustrations m’emballent décidément, je suis pressée de m’y mettre.

Et puis quelques pages et je déchante, en effet c’est pour les enfants (mais finalement je n’ai rien contre), mais l’histoire, elle, ne m’emballe pas du tout. Et les mots, parfois, m’énervent. Difficile d’expliquer ça, c’est d’ailleurs pourquoi j’ai mis du temps à écrire une note sur ce livre. Allez, trois étoiles tout de même, pour les dessins si réussis.

A partir de 9-10 ans. (2005)

Dispo chez Stock pour 13.00€.


1 comment 1 juin, 2007

Où es-tu? de Marc Lévy

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L’histoire: Adolescents, ils représentaient tout l’un pour l’autre. Avec l’optimisme de leur jeunesse, ils se sont promis de s’aimer pour toujours - quand bien même le destin devrait les séparer. Et la vie va les écarter l’un de l’autre comme deux étoiles soumises aux lois de la gravitation. Susan tentera l’aventure au Honduras, tandis que Philip réussira à Manhattan dans la jungle des affaires. A l’exception de quelques rencontres furtives, à l’aéroport de Newark, ils ne sauront de leur vie réciproque que ce que disent les lettres qu’ils vont s’écrire inlassablement. Mais bientôt, leur promesse d’enfant va profondément boulverser la vie de philip et transformer son monde bien au-delà de ce qu’il pouvait imaginer. (Editions France Loisirs)

 

Mon avis: J’ai été assez déçue par ce roman. J’avais découvert auparavant “Et si c’était vrai”, bien meilleur à mon sens et qui m’a encouragée à lire d’autres romans de cet auteur. Je crois si “Où es-tu?” avait été le premier, il aurait aussi été le dernier.

Marc Lévy écrit assez bien, c’est un fait (ce n’est pas non plus de la grande littérature, en tout cas c’est très accessible), mais l’histoire qu’il nous propose ici est un peu molle, voire même parfois agaçante: le personnage de Susan m’a déplu, je m’énervais devant ses choix, du coup l’intrigue en a perdu tout intérêt. J’ai bien peur que Marc lévy, fort de son premier succès, se soit contenté du vite-fait-bien-fait qui fait vendre. Je me trompe peut-être, je n’ai pas eu envie de me lancer dans un nouveau Lévy jusqu’à présent.

 

Disponible chez Pocket pour 6.20€.


3 comments 31 mai, 2007

Une relation dangereuse, de Douglas Kennedy

 

 

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Alors ça y est, je l’ai terminé ce roman.

Je l’ai refermé hier, digéré depuis. Mes impressions sont mitigées. Mais laissez-moi vous conter l’histoire, d’abord:

 

 

Sally rencontre Tony dans un hélico qui survole alors la Somalie. Tous deux sont journalistes, correspondants au Caire, lui pour le Chronicle de Londres, elle pour le Boston Post. Ils ont fait de leur métier une véritable passion, qui ne laisse place à rien d’autre, ni amour, ni famille. Il y a cela de magique dans les rencontres, aussi furtives et imprévues qu’elles puissent être, elles sont parfois capables de boulverser votre vie. Quand Tony rencontre Sally, les dés sont jetés, l’amour est là.

Profitons-en, le rêve peut parfois tourner au cauchemar..

 

Mon avis: J’étais impatiente de lire un nouveau Kennedy, après le petit bonheur qu’avait été Cul-de-sac.

J’ai trouvé celui-ci beaucoup plus inégal, avec beaucoup de longueurs dans la première partie, un peu moins par la suite mais tout de même: j’enlèverais bien cent pages aux cinq cents que compte l’édition de poche.

Je n’ai pas non plus accroché à l’écriture, bien moins incisive et percutante que dans son premier roman et, là aussi, assez inégale: Quelques passages sont remarquables et d’autres bien plus fades, tellement fades que je me suis surprise à penser que j’aurais moi-même pu les écrire..

L’histoire n’est pas une histoire d’amour, bien que parfois on y décèle un relent d’eau de rose (et ce titre à la Harlequin!) Il s’agit plutôt d’un roman noir, enfin, gris foncé: J’aurais aimé que Kennedy se fasse plus machiavélique. Tout bien réfléchi, ce qui arrive à Sally (pour ceux qui l’ont déjà lu, je parle des erreurs qui vont lui être par la suite reprochées.. Ahh! Difficile de parler du livre sans trop en dire!) est en partie dû à son propre caractère. Le génie - que n’a malheureusement pas eu l’auteur - aurait été de construire une intrigue dans laquelle toutes ses misères auraient été prévues et déclenchées par l’autre, laissant petit à petit le lecteur découvrir toute sa perversité. Ce n’est pas le cas ici, et j’ai trouvé cela dommage. D’autre part, Kennedy laisse une question en suspens: Tout cela avait-il été concocté bien avant la rencontre ou non? Si nous avons des éléments de réponse, kennedy ne tranche pas.

Bref, tout cela n’est pas si bien ficelé, au point que, le livre maintenant refermé, je me demande si l’auteur n’a pas construit son intrigue au fur et à mesure qu’il couchait les mots sur le papier.

 

Soyons honnête tout de même, mise à part un démarrage assez lent, ce roman se lit bien, et je commençais même à accrocher dans les cent dernières pages. C’est un peu tard, c’est tout.

 

Ce roman est disponible chez Pocket à 7.00€.


2 comments 31 mai, 2007

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