Posts filed under 'CELINE Louis-Ferdinand'

Casse-pipe de Louis-Ferdinand Céline

celine-casse-pipe.jpg

 

Louis-Ferdinand Céline inaugure tristement la catégorie des livres abandonnés.

Je n’avais jamais lu cet auteur, et ayant prévu de lire Voyage au bout de la nuit pour le challenge ABC 2008, je m’étais décidée à une petite mise en bouche avec Casse-pipe, très court roman autobiographique. Céline y raconte sa première nuit en caserne à Rambouillet au 12e Cuirassiers, le 3 octobre 1912. Il a alors 18 ans.

J’avais entendu parler du style si particulier de Céline, j’étais prévenue. Et comme j’aime lorsque l’écriture de l’auteur sort des sentiers battus, j’étais intriguée et impatiente.

Oui, d’accord, mais là, c’est trop. Céline écrit comme il parle, ou plutôt comme les soldats de la caserne parlent. Et ils parlent mal. Il m’a fallu trop de concentration pour atteindre la quarantième page, je butais sur chaque phrase, chaque mot, si bien que j’avais du mal à me plonger dans cet univers. Et puis, il faut bien le dire, l’histoire d’un soldat dans sa caserne ne me passionne pas d’avance.

Pour autant, je suis certaine que ce roman ravira certains, c’est juste qu’il n’est pas pour moi.

Bref, pas la peine de se faire mal, j’ai posé le bouquin et je n’y ai plus touché. Ce n’était peut-être pas le bon moment. En tout cas ça m’a fait l’effet d’une douche froide et c’est avec beaucoup moins d’enthousiasme que j’entamerai Voyage au bout de la nuit. J’espère que l’impression sera différente.

Extrait :

Ah Le Meheu mon arsouille ! Vous me la payerez la plaisanterie ! Toute la farce ! Vous y coupez pas ! Pardon ! Tourniquet ! Je vais vous la rendre la mémoire, mon cœur ! Plein comme une outre ! Voilà le gradé que je supporte ! Vous vous expliquerez au Conseil ! Ils vous comprendront tout de suite ! Ah ! il a perdu la cervelle ! Ah ! Il a plus sa mémoire ! Je vais vous en rajuster une autre ! Extra garantie fin de vos goûts ! Une en peau de vache, vous m’entendez ! Imperméable aux courants d’air ! Saloperie criminelle ! Des souvenirs grands comme ça ! Mais oui !
Il lui montrait les dimensions fantastiques, effrayantes, immenses…
Les hommes de garde ils parlaient plus. Ils s’étaient retassés dans le bas-flanc, avachis les uns dans les autres, écroulés encore un bon coup, sonnés mat par le sommeil.
Y en avait plus que pour le Rancotte et sa fulminance.

 


5 comments 27 décembre, 2007


On classe!

Ce que vous en pensez...

Karine sur Le bal, de Irène Némiro…
Lilie sur Le pigeon, de Patrick Sü…
Marie sur Le pigeon, de Patrick Sü…
Lilie sur La souris bleue, de Kate …
Lilie sur Le meilleur des mondes, d…
Lilie sur Brève #7: Pas de tome 4 pour…
Nanne sur Le meilleur des mondes, d…

Une drôle d'artiste

Encore des artistes

Les amoureux des livres

Les variés

Presse littéraire

Vous cherchez quelque chose?

Billets les plus consultés

Archives