La souris bleue, de Kate Atkinson
22 février, 2008
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” Un détective privé enquête à Cambridge sur des affaires criminelles qui n’ont jamais été éclaircies. Il doit remonter à des évènements souvent très lointains pour suivre les traces de la mystérieuse “Souris Bleue”. Les intrigues se déroulent dans des milieux sociaux très divers, allant de la classe ouvrière à la gentry. Les drames les plus poignants alternent avec les épisodes les plus désopilants, dans lesquels on retrouve le regard caustique de Kate Atkinson sur notre monde moderne…”
Cette quatrième de couverture de l’édition de poche résume à mon avis assez bien ce roman d’Atkinson.
Trois principales histoires s’y croisent:
En été 1970, Amélia, petite fille attachante, serrant toujours sa “Souris bleue” de ses petites menottes, disparaît mystérieusement alors qu’elle campe dans le jardin avec l’une de ses sœurs ainées.
En 1979, Michelle, jeune mère et jeune mariée, assassine sous le coup de la folie son mari en lui enfonçant une hâche dans le crâne.
En 1994, un inconnu muni d’un couteau fait irruption dans un bureau d’avocats et assassine la fille de l’un d’eux, Laura, venue travailler pour les vacances.
En 2004, leurs proches font appel à Jackson, détective. Le voici investi de trois importantes missions, lui plutôt habitué à gérer les affaires d’infidélité. Retrouver Amélia (ou sa dépouille?), l’enfant de Michelle et le meutrier de Laura, ce ne sera pas une mince affaire..
J’avais découvert cette auteure grâce à Dans les coulisses du musée.
Dans La souris bleue, j’ai retrouvé avec plaisir son style assez particulier. Atkinson aime les gros romans, fourmillant de personnages divers, mélangeant les cultures, les caractères, les milieux sociaux; elle aime passer d’une époque à une autre, tisser peu à peu des liens entre les hommes, les lieux et les temps. Et elle le fait avec un véritable humour, parsemé ici et là, très britannique, et avec ironie et acidité, parfois. Plus encore que l’intrigue policière, (j’aurais du mal à le classer parmi les thrillers) ce sont les personnages, l’ambiance, le ton de ce roman qui m’ont accrochés.
Un vrai régal.
2è roman lu pour le challenge ABC.. Suis déjà à la bourre!
Dispo en poche (LGF), 415 pages environ, 6.50€.
Entry Filed under: ATKINSON Kate, Litt. contemporaine, Livres 4 étoiles ****, Pays anglophones. .
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1.
praline | 24 février, 2008 at 1:29
Je l’ai beaucoup aimé également, certainement plus que les coulisses du musée d’ailleurs.
2.
Cécile | 29 février, 2008 at 5:59
J’ai découvert Kate Atkinson avec ce roman et j’ai continué avec “Les choses s’arrangent mais ça ne va pas mieux” puis “Dans les coulisses du musée” et je trouve que ton commentaire reflète assez bien ce que j’en ai pensé.
3.
Lilie | 5 mars, 2008 at 1:30
“Les choses s’arrangent mais ça ne va pas mieux” : je note, rien que pour le titre
4.
Lou | 31 mars, 2008 at 9:36
Je regrette vraiment d’avoir lu Kate Atkinson avant de tenir mon blog… mais je crois qu’un jour je prendrai mon courage à deux mains et commencerai à parler de livres lus avant, histoire de partager des coups de coeur comme celui-ci !
Moi aussi, j’adore !
5.
Lilie | 17 avril, 2008 at 9:17
Atkinson a un style vraiment très particulier, que j’aime beaucoup. Mais il semble que certains le trouvent assez lourd à digérer, car il y a toujours beaucoup de flash-backs et de personnages. Perso, j’adhère!