Le pigeon, de Patrick Süskind
1 juin, 2007
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Ce court roman (ou plutôt cette nouvelle, je ne sais pas), m’a laissée assez dubitative. Je vous laisse découvrir ses premières lignes:
” Lorsque lui arriva cette histoire de pigeon qui, du jour au lendemain, boulversa son existence, Jonathan Noël avait déjà dépassé la cinquantaine, il avait derrière lui une période d’une bonne vingtaine d’années qui n’avait pas été marquée par le moindre évènement, et jamais il n’aurait escompté que pût encore lui arriver rien de notable, sauf de mourir un jour. Et cela lui convenait tout à fait.”
Le personnage de ce roman mène une vie triste et sans histoire jusqu’à cet évènement boulversant (!) : Sur son palier s’installe un pigeon, ce qui le terrifie.
Mon avis: Mise à part le talent d’écriture de Süskind, cette histoire m’a laissée, je l’ai dit, plus que dubitative. Je n’ai pas réellement réussi à rentrer dans la phobie du personnage, d’autant plus que Süskind n’explique pas franchement les raisons de son horreur pour cette pauvre bête, bien qu’il exprime avec brio les sensations d’épouvante du héros (ou plutôt de l’anti-héros). Certains diront que l’auteur a voulu créer une métaphore de la servitude, servitude crée par nos craintes, ou évoquer les tourmentes de la phobie lorsqu’elle nous pousse à des comportements plus qu’irraisonnés. Peut-être, toujours est-il que ce bouquin de moins cent pages est assez fade. Malgré, je le répète, tout le talent d’écriture de Süskind.
J’avais voulu lire ce court roman avant d’entamer le fameux Parfum, qui repose bien sagement dans ma bibliothèque. Il attend toujours, malgré tout le bien qu’on m’en a dit.
Dispo en poche chez LGF pour 2.30€.
Entry Filed under: Allemagne, Litt. contemporaine, Livres 2 étoiles **, Nouvelles, SUSKIND Patrick. .
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1.
Gaspard | 10 juin, 2007 at 3:26
même impression pour moi .. je me demande si cela valait bien la peine d’écrire sur un non evènement … peut-etre que Cortazar en aurait fait quelque chose, lui qui savait si bien débusquer le singulier dans le banal, mais là .. bof.
2.
Pascal | 11 juin, 2007 at 3:52
J’avais bien envie de le lire ce “Pigeon” et finalement, ayant lu ce commentaire, je vais peut-être attendre.
Par contre il faut absolument lire “Le parfum” qui est une vraie merveille.
3.
Marie | 28 avril, 2008 at 4:08
Ohh non mais vous n’avez rien compris!
Alors deja la réaction comme quoi tu ne liras pas le Parfum a cause de ta deception est stupide car ce livre est vraiment genial.
De meme pour la réction de Pascal, vous semblez etre des adultes et vous vous laissez dicter vos lectures a cause d’un mauvais commentaire d’une personne qui n’a seulement pas compris la nouvelle.
4.
Lilie | 29 avril, 2008 at 11:27
Que d’agressivité Marie!
Ma réaction est stupide?
“J’avais voulu lire ce court roman avant d’entamer le fameux Parfum, qui repose bien sagement dans ma bibliothèque. Il attend toujours, malgré tout le bien qu’on m’en a dit.”
A priori, cette phrase ne signifie pas que je refuse de lire ce livre un jour!
“vous semblez être des adultes”..
heu, ben oui…
Je n’ai pas compris la nouvelle? merci de me faire partager ton point de vue alors!
Peut-être seulement n’ai-je pas eu le même ressenti que toi..
Ainsi, Gaspard doit-il être “stupide” également, de même que Pascal qui n’est pas tenté par cette lecture.. N’est-ce pas son droit?
5.
sybilline | 26 juillet, 2008 at 12:30
Euh, pas très convainquant en effet, car une phobie n’a de sens qu’ à être mise en relation avec des événements antérieurs “phobogènes ” (comme dit le jargon…)
Quant au “Parfum” le seul et dernier livre que j’ai lu de cet auteur, je l’ai trouvé tout à fait à la hauteur de l’odorat qu’il met en valeur et pose en héros, c’est à dire au ras des pâquerettes (gare à moi, je vais me faire lapider, je pense!!!)